27 juillet 2008
The Verve
Sonnet
Après des débuts discrets, en 1992, dans le sillage des Stones Roses, ce groupe de Wigan, dans la région de Manchester, a, avant de se séparer, finalement réussi par triompher dans les années 1997-98. Après un premier album en 1993, Richard Ashcroft, le chanteur, et les autres membres de The Verve ont fait connaissance avec les musiciens d’Oasis. Le soutien des frères Gallagher va leur être un atout appréciable. C’est le single Bittersweet Symphony qui, en 1997, leur permettra d’asseoir leur popularité. L’album Urban Hymns sera classé n°1 au Royaume Uni et le groupe aura trois récompenses aux Brit awards, dont celle du meilleur groupe britannique. La prédiction de Richard Ashcroft en 1993 - « Nous avons notre place dans l’histoire. Cela nous prendra peut-être trois albums, mais nous y arriverons » - se révéla finalement exacte.
Le deuxième titre de cet album, Sonnet, sortit également en single. "Yes, there's love if you want it, Don't sound like no sonnet, My Lord": "Oui Seigneur, si vous le voulez, il est un amour qui ne sonne comme aucun sonnet". Il est question, dans cette chanson, du lien qui nous raccroche aux êtres qui nous sont chers, même après leur mort. Ce lien ne saurait être triste comme un poème mélancolique.
Le clip consiste juste en un travelling. La caméra se dirige vers Richard Ashcroft, assis dans un fauteuil coquille au milieu de ce qui semble être un parking souterrain. Arrivée au niveau des yeux du chanteur, la caméra se met à reculer et un paysage paradisiaque apparaît, avec des pyramides incas et des temples hindous.
"Eyes open wide, Looking at the heavens with a tear in my eye": "les yeux grands ouverts, regardant les cieux avec une larme à l’œil". La vision était dans l’œil de Richard Ashcroft et, en réalité, la caméra continue de reculer dans le parking. Mais qui peut me dire quelle est la créature, genre de déesse aux ailes noires, qui apparaît avant qu’il ne cligne l’œil ?
Le site officiel de The Verve: www.theverve.co.uk
