30 juin 2009
Jon & Vangelis
The Friends Of Mr Cairo
C’est la rencontre de deux géants de la scène musicale progressive des années 1970. Jon Anderson chante au sein du groupe Yes, qui se taille un succès monumental aux Etats-Unis sur des chansons parlant des pouvoirs de l’amour et de nos ancêtres d’avant le déluge. Et Vangelis, claviériste au sein des Aphrodite’s Child, avec Demis Roussos au chant et Loukas Sideras à la batterie, un groupe aux origines grecques qui sortit en 1972 un concept album (666) inspiré par l’Apocalypse de Saint-Jean.
En mai 1974, Rick Wackeman, déjà auteur du prodigieux Six Wives Of Henry VIII, quitte (un bref instant) les claviers de Yes. Le groupe auditionne plusieurs musiciens durant l’été, dont Vangelis. Ce sera finalement le Suisse Patrick Moraz qui sera retenu. Mais Jon Anderson et Vangelis conserveront un lien d’amitié.
Leur collaboration commence en 1975, quand Jon Anderson prête sa voix à la chanson So Long Ago, So Clear, sur l’album Heaven And Hell de Vangelis. Quittant Yes en 1979, il jouera de la harpe sur un morceau de l’Opéra Sauvage, puis chante l’année suivante sur See You Later.
Enfin, les deux artistes mettent leur talent en commun sur un premier album de chansons : Short Stories sort en 1979, décevant. Le chef d’œuvre viendra trois ans plus tard avec The Friends Of Mr Cairo. Vangelis bénéficie alors du succès de la musique du film Les Chariots de Feu. Mais sorti pratiquement dans l’anonymat, le succès de l'album The Friends Of Mr Cairo est venu après-coup grâce au single I’ll Find My Way Home, qui a valu notamment à Jon et Vangelis de retrouver la scène de Top Of The Pops.
The Friends Of Mr Cairo connaît deux morceaux de bravoure : State Of Dependance, dont la reprise par Donna Summer sera aussi un grand succès. Et le titre phare de l’album, une ode de 12 minutes aux films noirs hollywoodiens des années 1930 et 1940. Morceau truffé de bruitages et de dialogues issus d’extraits de films, la référence notable revient au film Le Faucon Maltais et à l’acteur James Stewart. La composition complexe, mais rendue légère grâce aux arrangements de Vangelis, explique sans doute l’échec commercial du single. Chose rare : le clip montre Jon et Vangelis en chefs mafieux faisant une partie de poker. A redécouvrir
Le site officiel de Vangelis: www.vangelisworld.com
Le site officiel de Jon Anderson: http://jonanderson.com
28 juin 2009
Michael Jackson
Leave me alone
Je l’avoue, si Michael Jackson n’avait pas subitement décédé le 25 juin dernier, des suites d’une crise cardiaque probablement due à une forte dose d’antidouleur, je n’aurai certainement jamais mis une de ses chansons sur ce blog. Etant plutôt à contre courant du mainstream, je me dois cependant de saluer chez le King of Pop son immense génie. Génie de la danse avec son fameux moonwalker. Génie de la musique, avec son album Thriller où des morceaux à consonances rock, tel Beat It, réussit le crossover qui allait subjuguer à la fois le public blanc et le public noir. Premier artiste noir à voir ses clips diffuser sur MTV, Michael Jackson est comme Martin Luther King un grand rêveur, un pacificateur entre les races.
Beaucoup ont écrit sur cet artiste précoce et son talent hors norme, sur son succès phénoménal, ses records de vente (750 millions d’albums vendus). Mais aussi sur ses caprices de stars, son parc d’attraction privé, ses opérations de chirurgie esthétique et les accusations de pédophilie. Atteint du syndrome de Peter Pan, il a fini par ressembler à un héros de Tim Burton englué dans un monde d’adultes.
"Leave me alone" (laissez-moi en paix), crie Michael Jackson sur cette chanson venant clôturer la version CD de l’album Bad (1987). Malgré le succès du single, ce titre n’a jamais été repris sur scène. La vidéo montre Michael Jackson se réfugiant dans un parc d’attractions pour oublier les rumeurs de la presse le concernant. Mais l’attraction la plus importante, c’est lui-même sous la figure d’un géant.
Un géant au pied d’argile. Leave me alone, c’est tout ce qu’on peut lui souhaiter.
Le site officiel de Michael Jackson: www.michaeljackson.com
Le premier site des fans francophones: www.mjfrance.com

